Reconstruction de l’église Sainte Thèrèse

 

Le jour même de l’incendie, dimanche 23 septembre 2001, des volontaires offrent leurs services pour préserver ce qui peut encore l’être: objets de culte, chaises à regrouper sous la tribune à l’abri des intempéries. Ce sera fait dans l’après midi et les jours suivants.

Le lendemain, réunion avec les représentants de l’évêché, de l’assurance, de la ville de Rennes, du conservateur des musées nationaux ,de l’architecte et du bureau d’études. Son objet est de mesurer l’étendue du sinistre, de prendre les premières mesures conservatoires et d’organiser les relations entre participants.

Les délais d’études,d’accord de l’assurance AXA, puis d’appels d’offres conduisent à un début de travaux fin mai 2002, ou l’on voit se monter les installations de chantier et la première flèche de grue intervenir sur la charpente.

Charpente du dôme de la nef déposée à la grue.

 

Le 15.9.2002, les 70 ans de la paroisse qui coïncident avec l’anniversaire de l’incendie, seront célébrés en plein air, devant l’église, dont l’espace de chantier aura provisoirement été dégagé.

Monseigneur Saint Macary, salue l’assemblée: “Je suis heureux de venir vous donner cette consolation et cette espérance. Nous sommes encore devant l’église, mais bientôt, nous y entrerons à nouveau. Il me tarde d’y revenir.”

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Le 14 janvier 2003, la couverture du choeur est mise en place à la grue

Elle a été réalisée par l’entreprise SCOB de Bréal sous Montfort.

Ce même jour est placé,”l’épi” qui couronnera le dôme central de la nef.

On le voit ici à terre. Il est en bois, recouvert de feuilles de plomb soudées. Il porte les initiales des 2 prêtres de la paroisse: Bernard Sébillet et Jean-François Camby et celles de l’ouvrier créateur: Stéphane Lagavre.

Il reste ensuite à poursuivre les travaux de couverture…

pendant qu’ à l’intérieur, la remise en état se poursuit:

  • Plancher béton dans la sacristie,
  • Plâtrerie,
  • Electricité, sono, commande des cloches.
  • Chauffage
  • Peinture
  • Les toiles peintes sont remises en état ou remplacées par la maison Jobbé Duval
  • Les vitraux, par le maître verrier Henri Hembold, de Corps-Nuds.
  • Réparation de l’orgue.
  • Réaménagement du choeur

Le chœur sera complètement remanié, en supprimant le dallage de surélévation, datant de 1962,  pour retrouver le niveau d’origine et sa décoration par des mosaïques d’Odorico. Celles-ci seront restaurées et complétées.

L’autel sera remplacé. Seuls ses 4 supports symbolisant les 4 évangélistes seront réutilisés dans la chapelle de la Vierge. Il sera couronné du lustre actuel et de la croix en émaux.

L’église sera rendue au culte, le 12.12.2004, avec bénédiction de l’ambon et consécration de l’autel par Monseigneur Saint Macary, archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo 3ans et 3 mois après l’incendie du 23.9.2001. 

Plus de 1000 personnes participent à cette célébration qui est une véritable fête du quartier. Quatre paroissiens ayant servi l’église pendant plus de 30 ans bénévolement reçoivent la médaille du mérite diocésain : M. Pierre Jan, sacristain ; MM Bergeon et  Quilfen, anciens trésoriers et Mme Germaine Cloteaux, pour les petits travaux d’entretien dans la paroisse. 

Les dons, particulièrement généreux, des paroissiens ont été affectés aux améliorations apportées ( le nouvel autel, la restauration des mosaïques d’Odorico, la rénovation des fonts baptismaux, la sonorisation, le lustre, les mosaïques de l’ambon, le pied du cierge pascal et la nouvelle vasque baptismale)

Les acteurs de ce chantier de reconstruction:

Deux cabinets d’architecte :Jacques Raffegeau et Perrin-Martin. Mr Perrin est le petit fils de Hyacinthe Perrin, architecte, concepteur de la construction en 1934.

les entreprises:

 

  • l’entreprise de maçonnerie Chanson pour le gros oeuvre
  • l’entreprise Scob ( de Bréal sous Montfort) pour la charpente
  • l’entreprise Limeul pour la couverture
  • l’électricien-éclairagiste, Fauché-Bretagne
  • l’entreprise Thézé (de Montgermont), pour la réfection des peintures

et de nombreux artisans d’art :

  • M. Christophe Evellin pour l’orfèvrerie
  • M. Henri Hembold (de Corps-Nuds) pour la restauration des vitraux.
  • M. Patrizio (de Marseille) pour la restauration des mosaïques
  • M. Crezé (de Saint Jacques de la lande) pour le nouveau lustre
  • l’atelier Jobbé-Duval pour la restauration des toiles marouflées de Louis Garin
  • M. Jean-Paul Froidevaux, émailleur dont l’atelier est à Sèvres, pour le mobilier liturgique

Voici donc une église très homogène d’un point de vue architectural ; elle est entièrement de style art-déco. Elle est aujourd’hui très appréciée, notamment pour le grand nombre de mosaïques de l’atelier Odorico (voir celle qui se trouve devant l’autel, mais aussi les fonts baptismaux)

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