Le choeur et ses transformations

L’autel a été exécuté d’après les plans de H.Perrin,par M. Brunet, entrepreneur. Il est dominé par un retable portant la statue de Ste Thérèse (M.Bourget), et de 2 lampadaires en fer forgé.
La table massive repose sur 4 dés portant les symboles des 4 évangélistes.
Au centre, les armes de Mgr Mignen, archevêque de Rennes

En 1960, le chœur n’a pas changé. On peut remarquer:

  • La surélévation importante  de 5 degrés de l’autel par rapport à la nef,  lui donnant une excellente visibilité.
  • La table de communion.
  • Le lustre central
  • Les stalles latérales.

En 1967, en application des orientations du Concile, le chœur est modifié pour s’adapter aux célébrations “face au peuple”. L’ autel sera avancé vers la nef, et perd son retable et ses lampadaires. La statue de Ste Thérèse est déplacée dans l’absidiole de droite, contiguë au chœur.

A cette occasion, la chaire côté droit de la nef, sera démolie

Les travaux d’aménagement sont confiés à M. Perrin, le fils de Hyacinthe PERRIN. Soucieux de ne pas trop diminuer la visibilité de l’autel, il va recharger tout le chœur de 1 degré, par une forme en béton, revêtue de “granito” blanc. Un autre degré sera constitué par une plate-forme autour de l’autel dans ces mêmes matériaux.

L’autel est cependant abaissé à 4 degrés (au lieu de 5), par rapport à la nef.

Par ailleurs, les mosaïques d’Odorico ont partiellement disparu sous ce rechargement.

C’est ce qui conduira, après l’incendie de 2001, à démolir la forme en béton, restaurer les mosaïques anciennes et en poser de nouvelles à l’emplacement de l’ancienne table de communion. 
Ces travaux se feront sous la conduite de Hervé Perrin, architecte, petit fils de Hyacinthe Perrin.

L’autel n’est plus qu’à 3 degrés par rapport à la nef.

Le lustre, ici, est garni d’une résille noire, qui “écrase” l’autel. Il en sera débarrassé et un peu surélevé à cette occasion. 

L’autel de Sainte Thérèse.

Situé dans la chapelle du transept gauche, il est porté sur des colonnes jumelées. Sa table s’appuie au centre sur un socle orné d’un chrisme doré.

La grille en fer forgé, de M. Brand, artiste serrurier rennais, est rehaussée par les lettres d’or: “SALVE MATER”. C’est le témoin de la situation d’avant l’incendie, où cette chapelle était dédiée à la Sainte Vierge. La statue de la Vierge a été remplacée par celle de Ste Thérèse pour mieux être en accord avec la tradition des églises bretonnes, où l’on trouve en principe,en entrant, la chapelle du saint à qui est dédié l’église, sur la gauche de la nef. (P. Roger Blot)

Au passage, découvrez une poésie de Thérèse elle-même.

Devant cette chapelle, on remarquera la sépulture de Monseigneur Jean-Marie Mouézy. C’est le privilège pour les curés constructeurs.

Au dessus du tabernacle, deux colombes entourent le calice et l’hostie. Ce motif rappelle celui qui orne l’entrée de l’église, sur la façade.

Une frise de mosaïque d’émaux bleus et or, où court un cep de vigne, vient s’enchâsser dans le retable  Elles sont dues à M.Odorico.

La chapelle de la Sainte Vierge.

Inversement, la chapelle côté droit de l’autel, anciennement de Ste Thérèse, a été dédiée à la Ste Vierge. Elle avait beaucoup souffert de l’incendie, et donc a été complètement repensée. L’autel a été constitué à partir de l’ancien maître-autel, en particulier on retrouve les 4 piliers, juxtaposés, symbolisant les 4 évangélistes.

Le tabernacle, en bois, a été confectionné par un paroissien en 2011, en remettant en valeur le motif d’orfèvrerie datant de l’origine de l’église.

Les autres autels de Ste Odile et de Ste Bernadette, ont été dessinés par l’architecte Hyacinthe Perrin et réalisés par Brunet.

Blason frontal sur le bas de l’autel. Odile, née aveugle et miraculeusement guérie fonde la communauté d’Hohenbourg (Alsace)
Le livre est celui de la règle bénédictine avec la représentation des deux yeux de la fondatrice.

Motif frontal évoquant la grotte au pied de la montagne, la source et le rosier fleuri.

L’orgue

Il a été réalisé en 1948 par Gonzales. Il dispose de 21 jeux, avec deux claviers et un pédalier. Après l’incendie, il a été complètement révisé, plusieurs tuyaux ayant été arrachés par l’explosion des gaz chauds dans le dôme.

Les 5 cloches

Bénies le 20.9.1936 par Mgr Mignen, archevêque de Rennes. Elles furent baptisées ainsi:

  • Alexis-René (le bourdon de 2,5 tonnes)
  • Henri-Charles
  • Joseph Alphonse
  • Célestin, Jean, Théophile
  • Bernadette, Marguerite, Marie, Armelle.

Déroulement des travaux de construction

La réalisation sera rapide: 2ans, malgré la faillite du constructeur, Guillaume HUCHET, quelques mois après le début des travaux. Les dates traduisent l’enthousiasme de l’entreprise:

  • 3 fevr1934: Signature du contrat  P.Mouezy – G.Huchet.
  • 18 fev 1934: Approbation par Mgr René Mignen.
  • 3 avril 1934: 1er coup de pioche
  • 13 mai 1934: cérémonie de la pose de la 1ère pierre bénie par Mgr Mignen

– 1er juin 1936: L’église achevée, meublée, est consacrée par Mgr Mignen qui la qualifiera, dans son discours de :”Chef d’oeuvre d’art moderne” et “oeuvre entière de Rennais“, puisque, en effet , architecte, entrepreneurs et artistes sont Rennais.

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