Il y a juste 20 ans : l’incendie de Sainte Thérèse

En ce dimanche matin 23 septembre 2001 à 5h 30 on frappe aux volets du presbytère… Ce sont les pompiers ! L’église brûle ! Par où entre-t-on ? Le Père Sébillet, réveillé en sursaut, leur indique la porte latérale de la sacristie côté jardin. Les pompiers enfoncent la porte.

Déjà, le feu se propage par les gaines de chauffage et s’étend au chœur de l’église, puis à la nef. La grande échelle est déployée, puis deux nacelles pour feu à grande hauteur arrivent en renfort. En fin de matinée le feu est finalement circonscrit.

Les dégâts sont très importants. Les pompiers ont déversé d’importantes quantités d’eau. Le chœur est jonché de débris de poutres brûlées baignant dans la boue noirâtre d’eau mêlée de suie.

L’incendie ne s’est propagé qu’aux charpentes, mais tout est encrassé par la suie ou abîmé par la chaleur. Très vite, il apparaît que la reconstruction sera possible car les murs sont intacts. Les travaux de remise en état vont durer 3 ans et 3 mois.

Le chœur sera complètement remanié, en supprimant le dallage de surélévation, datant de 1962,  pour retrouver le niveau d’origine et sa décoration par des mosaïques d’Odorico. Celles-ci seront restaurées et complétées.

L’autel sera remplacé. Des reliques de Sainte Thérèse, présentes dans l’ancien autel, seront scellées sous la pierre du nouvel autel. Seuls ses 4 supports symbolisant les 4 évangélistes seront réutilisés dans la chapelle de la Vierge. Il sera couronné du lustre actuel et de la croix en émaux.

L’église sera rendue au culte, le 12 décembre 2004, avec la bénédiction de l’ambon et la consécration du nouvel autel par Monseigneur Saint Macary, archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo.

Dans l’intervalle, les offices auront été assurés dans la chapelle de l’Institution Sainte Thérèse, pouvant contenir environ 160 personnes.

Les mariages et enterrements seront célébrés dans les églises voisines du doyenné: Saint Hélier et Sacrés-Cœurs.